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John Courtney Murray 0

Portrait du curé Barnabas St-Trépanier

Description Physique ModifierModifier

Lorsqu'il quitta son isolement, de temps en temps, les villageois du St-Village purent enfin observer le fameux curé, qui, d'une façon ou d'une autre, marqua la vie spirituelle de chacun et chacune. Son visage, orné d'yeux cyan, clairs comme un ruisseau du printemps et de lèvres, petites et rigides fut parsemé de rides, symboles de sa vieillesse et sagesse. Sa chevelure noire cendre, tachée de minces cheveux argentés   contrastèrent certainement contre sa peau blanche comme la première neige de l'hiver québécois. Derrière sa fatigue évidente et sa sérénité placide qui semble impénétrable  se trouva un air angoissé,  une inquiétude profonde et permanente qui dévasta quelconque expression de joie qu'il éprouva. Ses yeux hypnotisants, se trouvant en arrière-plan de ses petites lunettes métalliques, révélèrent un certain mystère qu'aucun individu ne put démasquer, permettant à la fois de la curiosité et l'appréhension. Grand et mince, ayant pratiquement une silhouette d'arbre, ce dernier se faufila partout d'un pas très rapide et frénétique, aussi rapidement et subtilement qu'une ombre.

Desciption Psychologique Modifier

Depuis un très jeune âge, la religion prit une grande place dans les pensées du vieux curé, influençant certes certaines des plus grandes décisions de sa vie. Spirituel et paisible, comme le coucher du soleil par dessus une forêt déserte, Barnabas St-Trépanier demeura une grand pratiquant, par simple logique, de la religion chrétienne catholique. Il consacra sa vie entière à la prière et la prospérité espérant de préservé, malgré ses fautes et difficultés du passé, un âme pur et plein de bonté. Toutefois, au coeur de ce vieillard ridé par la fatigue se trouve un côté plus sinistre, une obscurité intérieure qui étouffa sa force et sa bonté et enveloppa sa raison. Ce chagrin intérieur se précipita parfois à la surface de son être et dévore toute sa joie comme une véritable bête carnivore. Cette mélancolie se transforma dans une certaine vague violence incontrôlable, souvent alimentée par son besoin pour de la liqueur, qui lui empêcha d'agir avec sérénité et de songer adéquatement à ses actions. Sa tristesse profonde se transforma, au fil des années en une condition d'anxiété et d'angoisse permanente qui lui fit trembler jusqu'au os perpétuellement. De crainte de se faire persécuter pour ses actions du passé parfois inacceptables, le curé s'isola du monde, évitant des relations avec quiconque sauf le Seigneur lui-même.

Description Sociale ModifierModifier

Provenant d'une famille dévastée par la mort, depuis un jeune âge, Barnabas St-Trépanier dut chercher des moyens de  subsister par lui-même. De son père, un admirant particulier de boissons alcoolisés et sa mère, morte il y a longtemps, il s'influença de leurs fautes passées et décida de prendre un chemin spirituel différent que ces derniers. Canadien de nationalité et francophone de culture, celui-ci retrouva au sein de la religion un certain confort qu'il ne trouva point ailleurs. Malgré sa pauvreté, Barnabas se contenta avec les peu d'objets qu'il possède et à la place de désirer ce qu'il n'a pas, il préféra se consacrer à aider les autres démunis du St-Village. Sans femme ni enfants qui pourront continuer son patrimoine spirituel, Barnabas passa sa vie à essayer le plus possible de changer le village pour le meilleur avant qu'il décéda.  Même si il fut un homme respecté du village, il ne possède point d'amis et éprouva de grandes difficultés à maintenir des relations amicales avec ses pairs. Il vit une vie simple, l'aide communautaire et la prière occupèrent la majorité de ses journées, mais un jour tout se bouleversa. Il cacha deux grands secrets auxquels il n'en 

discute avec personne: comme son père il boit à chaque soirée afin d'apaiser un certain chagrin à l'intérieur de lui et, il y a une dizaine d'années, il fut responsable de la mort d'une jeune garçon du choeur à sa chapelle. Donc, à cause ces pêchés qui lui hantent perpétuellement, il quitta son emploi et s'isola, s'occupant de la chapelle du Pénitentier St-Village , presque détruit. 

Notices Biographiques ModifierModifier

Au tendre âge de sept ans, le jeune Barnabas, huitième dans une famille de treize enfants, fut envoyé dans les bois par son père pour ramasser des noix, tellement pauvre fut sa famille. Sa mère, ensevelie par les maux d’accouchement du quatorzième têtard, envahissait leur pauvre cabanon de ses cris, les ainés couvrant les oreilles des plus jeunes, eux qui pleuraient, apeuré. Le jeune garçon se fonça dans les bois pendant la pleine lune, son esprit saccagé par l’avertissement de son père: «J’ne veux pas te voir tant que tu ramènes de quoi mettre sous la dent de ta maman souffrante!» Barnabas n’étais pas son favori.

Plusieurs heures plus tard, ses extrémités dévastés par le froid, Barnabas su qu’il était perdu. Il s’effrita à terre et récita les prières que sa jolie et aimable mère lui avait instruit. Une lueur au loin capta son regard, donc il s'avança. Il raconta plus tard qu’une figure, toute en blanche, reluisant sous la lumière de la lune lui apparu et indiqua du doigt un arbre débordant de grosses marrons juteuses.

De son retour avec son petit sac bourré avec sa récolte, Barnabas se précipita à l’intérieur pour présenter son trésor à sa mère. Hélas, autour du lit furent rassemblés ses frères et soeurs priant en silence sur le corps inerte de leur mère. Le seul bruit présent parmi eux était les sanglots désespérés de son père.

Suite à la mort de sa mère, Barnabas et tous ses frères et soeurs sauf quelques ainés furent distribués parmi les familles avoisinantes car son père, répit de tristesse, se perdit dans une mélancolie profonde, buvant les seuls sous que leur petit ferme généra. Mais plusieurs de ces quasi-orphelins se retrouvèrent à faire du travail pénible, et dormaient dans des taudis, malgré la guise de charité chrétienne des voisins.

Au cours des années, Barnabas témoigna les abus répétitifs infligés sur ses misérable frères et soeurs, pendant qui lui, chanceux, apprit ses lettres auprès des séminaristes, qui l’employèrent pour entretenir la grande chapelle. Grâce à son agilité, il était aussi chargé d’allumer et d’éteindre les chandelles tout au long des murs, et passa des heures perché dans les galléries, écoutant les récits, prières et chants des frères qui résonnaient parmi les ombres et les flambeaux.

C’est là qu’il prétendit avoir été adressé par le Saint Esprit, la voix sublime lui instruisant de suivre la démarche pour devenir prêtre.

Tellement marqué par la souffrance de sa famille, une fois prêtre, il dédia toutes les heures non passées au sein de sa paroisse, parmi les plus démunis, surtout les enfants, inspirant sa petite communauté à former un système de support mutuel. Ici, ses paroissiens pouvaient contribuer leurs surplus alimentaires et aussi s’en emparer au besoin.

Un été particulièrement ardent, il y a une dizaine d'années, une famille riche récemment passé par le village lui confièrent leur fils comme enfant de choeur. Ce jeune n’était point humble, au contraire, était très gâté, se plaignant du travail constamment. La sécheresse avait limité la récolte et la communauté faisait de son mieux pour répartir ce qu’ils avaient à manger. Un jour, de retour d’une maison ou il témoigna la mort d’un poupon dû à la malnutrition, Barnabas servi une modeste portion de gruau aux deux enfant de choeur assis à sa table, et récita la bénédiction habituelle. Le jeune gosse trop choyé resta mu, puis jeta son bol à terre, se plaignant du maigre repas. Le prêtre, pris de colère profonde, s’empara du jeune et le traina à la cuvette d’eau bénite dans la chapelle, ou il enfonça la tête du garçon sous l’eau jusqu’à ce qu’il cessa de bouger. L’autre enfant, Timothée Ervin , abasourdi par ce témoignage, couru de l’église et n’y retourna jamais.  


  • Puisque ce dernier s'isola à l'intérieur de la prison, pratiquement abolie, toutes ces faits sont des témoignages faits par divers membres du village ainsi que des histoires racontés par lui-même.